AFIAC/Café/Performance | 3 novembre 2017

AFIAC/Café/Performance | Delphine Trouche

Commissariat Patrick Tarres

Rendez-vous vendredi 3 novembre 2017 à  21H au POP UP Café de Fiac

Une homme sans vulgarité, Paris Galerie l’inlassable

 

Delphine Trouche construit des ponts et des espaces de transition pour accéder à d’autres états de conscience. À travers la performance et la peinture, elle explore les possibilités de ces médiums afin d’évoquer des sujets relatifs au genre, à l’identité, et plus généralement à une transformation de notre manière d’être au monde. […] Elle s’amuse également à transgresser les normes dans ses performances, comme lorsqu’elle se revêt entièrement de poils laissant seulement ses seins apparents, où lorsqu’elle enfile un costume d’escargot, hermaphrodite de sexe masculin et féminin. Le caractère subversif et amusant ainsi que le mélange des genres et des références dans son travail sont autant de preuves que le désir ne se construit plus seulement entre les lignes qu’ont dessinées les hommes, mais bien dans les formes que se sont appropriées les femmes. À travers la sexualité, l’amour et la spiritualité, elle invoque un nouvel état mental libéré du carcan masculin. Chez elle, le caractère jouissif du travail est essentiel. « Je prends plaisir à peindre, ce n’est pas forcément cérébral », dit-elle. Elle cherche à construire une identité hors du genre, des classes sociales et des origines. Elle aborde en filigrane la notion d’égalité et de liberté. Les formes qu’elle reproduit deviennent siennes. Ses performances et sa peinture sont autant de clefs de lecture pour l’émancipation. Car si le fait d’atteindre un nouvel état de conscience peut s’apparenter à une transe religieuse, à une jouissance sexuelle ou à une décharge d’adrénaline, n’est-il pas aussi synonyme de liberté, de cette liberté que Delphine Trouche rencontre lorsqu’elle peint ?

Marion Vasseur Raluy

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