Retour en images | Histoire(s)

La vingtième édition du festival « Des artistes chez l’habitant » s’est déroulé du 13 au 15 septembre 2019.

Retour en quelques images sur cette année exceptionnelle.

Images (c) AFIAC Lise Bardou Véronique Carré Laurence Danjou Jules Talens

On y était

20 ans d’art et d’histoire<s>

Pour l’aider à souffler ses 20 bougies, l’AFIAC a sollicité les artistes qui se sont penchés sur son berceau et qui l’ont aidée à grandir, depuis la première édition du festival « + si affinité » au siècle dernier, jusqu’aux plus récentes années. L’exposition « On y était », en marge de l’édition 2019, présente les œuvres et les témoignages de celles et ceux qui nous ont fait l’amitié de répondre présent.

La forme singulière de la proposition de l’AFIAC s’est naturellement montrée féconde en rencontres artistiques et humaines d’une grande richesse, et on en trouvera ici les échos, sur la bande sonore d’une vidéo, dans l’intimité d’un texte, ou derrière le clin d’œil complice d’une boite à souvenirs, par exemple.

Au delà de la nostalgie qui en émane, « On y était » se veut avant tout un hommage et un témoignage de gratitude à l’attention de tous les artistes qui nous ont accordé leur confiance au cours de ces 20 (premières) années.

Les artistes

  • Thierry Boyer
  • La cellule (Becquemin&Sagot)
  • Enna Chaton
  • Marie-Johanna Cornut
  • Nicolas Daubanes & Pablo Garcia
  • Anne-Marie Jeannou
  • Pierre Mache 
  • Edwige Mandrou
  • Laurent Pernel
  • Jeanne Susplugas
  • Floryan Varennes

Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)

Le festival « des artistes chez l’habitant » revient les 13, 14 et 15 septembre 2019 à FIAC, pour sa 20ème édition.

Thème : Histoire(s)
Commissariat général : Antoine Marchand
Commissaires invités : Emmanuelle Hamon et Paul de Sorbier

Les artistes invités

Le programme

Vendredi 13 septembre

  • 18h > Vernissage, rue de la Piscine. Conception du buffet par Florent Poussineau.
  • 20h30 > Ouverture de l’exposition. Visite nocturne.

Samedi 14 septembre

  • 10h-19h > Ouverture de l’exposition
  • 20h > Repas non thématique, place du Four. Réservation indispensable, cliquer ici pour réserver.
  • 22h > Performance sonore et visuelle, art inopiné, Siegfried Wappler et Anne-Marie Jeannou “Effervescence”. Set Siegfried Wappler Happy Music. Accès libre et gratuit

Dimanche 15 septembre

  • 10h-19h > Ouverture de l’exposition

La thématique : Histoire (s)

Cette vingtième édition du festival « Des artistes chez l’habitant » est l’occasion de se pencher sur cette aventure improbable, qui perdure pourtant encore aujourd’hui. L’occasion de regarder le chemin parcouru, de s’interroger sur cette histoire en marche, mais aussi, et surtout, d’en imaginer le futur.
C’est sous ce terme d’« histoire », au sens large, que se placera donc cette session, permettant d’aborder tant les moments uniques permis et offerts par ce festival, que la vision toujours acérée des créateurs sur les bouleversements de nos sociétés contemporaines, en perpétuelle évolution. Entremêler les « petites » histoires et la « grande » Histoire. Privilégier la rencontre, l’échange, l’interaction, tout en portant un regard particulier sur l’évolution du monde, comme seuls peuvent et savent le faire les artistes. Sans nécessairement parler d’« archéologie contemporaine » ou d’« anthropologie du quotidien », nombre d’artistes travaillent en effet à relire l’histoire, à en proposer une approche décalée, qui s’échappe du discours dominant, ou permette de faire ressurgir de nouveaux éléments. Ont émergé ces dernières années de nombreuses pratiques cherchant à se faire les relais d’une Histoire « officieuse », qui se serait construite en marge du récit officiel, offrant ainsi un nouveau point de vue sur des événements passés sous silence ou désormais oubliés. Tous ces artistes chercheurs, à la frontière entre historiographie, archéologie, sociologie et/ou anthropologie, s’emparent de ces mouvements ésotériques ou politiques restés dans l’ombre des idéologies dominantes, portent une attention particulière à ces moments qui ont échappé à l’Histoire pour tenter de la réécrire, d’en offrir une version alternative et modifier notre regard. Cela passe par le Storytelling, l’exhumation d’informations et de documents négligés ou mal interprétés, une réflexion sur la mémoire – fictive, refoulée, fantasmée –, mais également par la résurgence de rites oubliés ou bien encore la convocation de formes de culture vernaculaire et traditions folkloriques, païennes ou paganistes, afin d’élaborer de véritables mythologies. Espérons qu’après avoir découvert les propositions des dix artistes invités, vous ayez vous aussi de nombreuses souvenirs à transmettre, qui continueront d’écrire l’histoire unique de ce festival.
~ Antoine Marchand

Catalogue

Emmanuel Simon | Histoire(s)

Artiste invité dans le cadre du festival « Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)« 

Emmanuel Simon (1989) vit et travaille à Noisy-le-Sec.

La pratique d’Emmanuel Simon consiste, notamment, à questionner les codes de l’exposition et la place de l’individu dans le collectif. Que ce soit lors de ses résidences ou de ses participations à des expositions, il sollicite des artistes afin que de travailler ensemble. Cela va de la formation d’un collectif éphémère pour créer des oeuvres collaboratives à la création d’un groupe qui va concevoir une exposition collective. Sa position d’auteur omniscient vis-à-vis de son propre travail est ainsi mise à mal, questionnée. Un renversement du rapport à l’autorité s’opère : la sienne se dissout dans ces groupes où toutes les décisions sont prise de manière collégiale, tandis qu’il emprunte celle des jurys et commissaires d’exposition, en subtilisant momentanément leur pouvoir décisionnaire.

Philippe Puxeddu reçoit Emmanuel Simon

Nissrine Seffar | Histoire(s)

Artiste invitée dans le cadre du festival « Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)« 

Nissrine Seffar (1983) vit et travaille à Sète et Paris.

Nissrine Seffar réside en France depuis 2011. Depuis le Printemps arabe, elle parcourt les pays méditerranéens pour réaliser des empreintes aux endroits même où s’est faite l’histoire, et où elle continue à se faire. Ces gestes forment un projet pictural aux multiples implications, à la fois poétiques et politiques, engagées dans la recherche du lien qui unissait tous les peuples méditerranéens autour de la libre circulation d’idées. Le travail plastique fait de superpositions et d’effacements propose plusieurs types de lecture, en profondeur et en surface. C’est l’agencement entre les productions qui fait sens tout autant que les oeuvres, dans la continuité d’un travail obsessionnel autour de la Méditerranée, en essayant de rassembler toutes les pièces perdues d’un puzzle.

Thinh Le & Nanou Souet reçoivent Nissrine Seffar

Adrian Schindler | Histoire(s)

Artiste invité dans le cadre du festival « Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)« 

Adrian Schindler (1989) vit et travaille à Barcelone.

Artiste, performeur et chercheur franco-allemand, Adrian Schindler s’intéresse à ce que l’histoire commémore et à ce qu’elle passe sous silence. À travers le prisme de récits mineurs, il étudie les impacts sociaux, culturels et architecturaux des derniers conflits armés en Europe ou à ses frontières. Sa méthodologie emprunte à la micro-histoire, à la théorie post-coloniale, à la dérive, à l’hantologie et aux sciences naturelles, dans le but de proposer une perspective alternative et critique sur des événements historiques canoniques. Il porte à la fois son attention sur l’espace public et les institutions ainsi que sur la sphère privée ou familiale, questionnant les conditions idéologiques qui sous-tendent notre production culturelle, qu’il s’agisse de monuments, de documents d’archive, d’oeuvres d’art ou de parcs et jardins.

Agnès Buc, Mailys et Raphaël reçoivent Adrian Schindler

Bettina Samson | Histoire(s)

Artiste invitée dans le cadre du festival « Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)« 

Bettina Samson (1978) vit et travaille à Aubervilliers.

Bettina Samson développe une pratique protéiforme composée de sculptures, d’installations et parfois de photographies. Ses pièces et ses installations in situ se nourrissent de références à des faits scientifiques, à des expériences pionnières et à l’histoire de la modernité dont elle croise et fait circuler les champs avec des anecdotes parallèles. Pour chaque projet, elle détermine avec soin les matériaux et techniques aptes à condenser ses recherches, pour lesquelles elle fait parfois appel à des artisans. Elle intègre aussi de manière récurrente l’accident, les coïncidences et les formes improvisées au développement de sa pratique. Le récit qui se dessine laisse alors le pas à des « précipités » : installations élaborées à partir d’un contexte ou d’un site, série de formes complexes en verre, sculptures en céramique, photogrammes réalisés sans lumière visible, installation collaborative avec des jardiniers communaux dans un appartement vide…

Jasper Rol et Valérie Bernat reçoivent Bettina Samson

Florent Poussineau | Histoire(s)

Artiste invité dans le cadre du festival « Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)« 

Florent Poussineau (1989) vit et travaille à Reims.

Les réalisations artistiques de Florent Poussineau se situent entre l’acte performatif, la vidéo et l’installation. Il met en jeu la relation que nous entretenons avec la nourriture dans nos sociétés occidentales : une garantie de subsistance de l’homme, un acte culturel, communautaire ou individuel qui évolue dans un contexte et une époque particulière. Il utilise la nourriture tant comme un matériau noble proche de l’oeuvre d’art, élitiste, que comme un élément répulsif et dégoûtant. Grâce à elle, il joue, hiérarchise, provoque des sentiments contradictoires et reproduit de façon induite certains schémas comportementaux présents dans notre société de consommation.

Ariane Loze | Histoire(s)

Artiste invitée dans le cadre du festival « Des artistes chez l’habitant 2019 – Histoire(s)« 

Ariane Loze (1988) vit et travaille à Bruxelles.

Par une méthodique déconstruction des normes du cinéma, Ariane Loze ramène ses vidéo-performances à leur minimum opérant. Alliant l’expression conceptuelle à une réalisation home-made, son esthétique post-minimaliste vise une sorte de degré zéro de la représentation, soutenue par une ligne narrative de base immédiatement lisible et une action unique. Les vidéos sont produites en complète autonomie, Ariane Loze étant non seulement réalisatrice, scénariste, monteuse, costumière, régisseuse son et lumière, mais encore, sauf exception, interprète de tous les personnages. Saynètes absurdes de la vie sociale ou allégories de la vie psychique, elles décrivent un monde dystopique dans lequel des protagonistes, en situation de crise, s’interrogent, cherchent une issue ou se confient. Portant un regard incrédule sur le monde contemporain, Ariane Loze pose ainsi un diagnostic sur la vanité globale qui s’y exprime, en suscitant chez le public un regard distancié, aussi amusé que critique. ~ Florian Gaité

Rosi et Sanni Hoffman reçoivent Ariane Loze