Revenir au monde : Célia Picard et Hannes Schreckensberger

Artistes invités à Pratviel dans le cadre du programme de résidences « Revenir au monde« 

Célia Picard et Hannes Schreckensberger en résidence de création à Pratviel du 24 août au 4 septembre 2020.

Vernissage le vendredi 4 septembre 2020 à 18h30 sur la place de Pratviel

Célia Picard et Hannes Schreckensberger

Célia Picard et Hannes Schreckensberger conçoivent des scénarii et des stratégies qui croisent les arts plastiques, les arts appliqués et leurs histoires respectives. Leur travail de recherche-création comprend des aspects autant conceptuels que pragmatiques ; il peut se développer à l’échelle d’un objet autant que d’un espace, d’une performance ou d’une édition.

Les pièces qu’ils créent sont des médiums leur permettant de nourrir une réflexion sur les usages, les mythologies collectives et les conditions de production. Elles tissent des références venues de champs, d’époques et de cultures volontairement diverses pour façonner des narrations alternatives.
Elles donnent à voir des expérimentations sur les méthodes de fabrication et sont des tentatives pour définir de nouveaux équilibres entre intelligence de la main et précision numérique.

Leur travail fait régulièrement l’objet d’expositions collectives ou personnelles en France et à l’étranger.

Célia Picard et Hannes Schreckensberger vivent et travaillent à Montpellier.

https://www.celiahannes.net/

Célia Picard et Hannes Schreckensberger – Revenir au monde

Forces, 2020

Nous avons été invités par l’AFIAC à travailler à Pratviel (81500) du 24 août au 4 septembre 2020.
Cet environnement agricole nous a donné envie de travailler à partir de la laine de brebis. Nous voulions nous essayer au feutrage de la laine, qui est une des techniques les plus anciennes et les plus universelles de fabrication textile. Nous avions en tête des images trouvées sur internet de nomades mongols qui, pour fabriquer les parois de leur habitants, feutrent la laine en l’enroulant sur un tronc tiré, ensuite, par leurs chevaux.
Pourquoi, comme un trait d’union, ne pas tenter, avec l’aide des habitants de Pratviel, d’acclimater cette façon de faire?
Dans la tradition des objets vernaculaires, les tentures réalisées sont ornées de symboles renvoyant au succès des cultures. Nous avons choisi des processus mis en lumière par les recherches actuelles sur la fertilité des sols. Le brassage des couches de sol, la bioturbation, dont les vers de terre sont les acteurs principaux.
Les bactéries rhizobium qui développent une symbiose avec les légumineuses pour fixer l’azote dans le sol. Les mycorhizes, autre association symbiote entre champignons et racines, qui permet de mettre à disposition le phosphore.
Tentures (présentées en alternance) : Bioturbation,150 x 200 cm, laine de brebis ; Rhizobiums, 150 x 200 cm, laine de brebis ; Mycorhizes, 150 x 200 cm, laine de brebis

Célia Picard, Hannes Schreckensberger